Association des ingénieurs polonais au Canada, branche d'Ottawa Association des ingénieurs polonais au Canada, branche d'Ottawa
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HISTOIRE DE L'ASSOCIATION DES INGÉNIEURS POLONAIS AU CANADA

[source: Association des ingénieurs polonais au Canada (AIPC) Direction générale, histoire]

Après la fin de la campagne de septembre 1939 beaucoup d'ingénieurs polonais se sont trouvés à l'extérieur de la Pologne occupée par les Allemands, surtout en Grande-Bretagne et dans la partie inoccupée de la France. Au même moment le Canada était en train de construire son industrie de la guerre et le manque de cadres supérieurs techniques était très visible. Alors c'était naturel que le ministre canadien des Munitions et de l'Approvisionnement à l'époque, l'honorable C. D. Howe, pendant sa visite à Londres en Grande-Bretagne, se soit intéressé à la possibilité de faire venir au Canada des spécialistes polonais. L'accord entre le gouvernement polonais émigré à Londres et le gouvernement canadien fut signé rapidement. Il énonçait que les ingénieurs et les techniciens polonais devaient venir au Canada seulement « pour la durée » de la guerre et après la fin de la guerre ils devaient revenir en Pologne.

Cette action du gouvernement polonais émigré et du gouvernement canadien n'aurait pas donné des résultats si vite sans l'aide des associations polonaises techniques qui ont été créées à l'étranger préalablement. En France, depuis l'automne 1939, existait déjà une association des ingénieurs et techniciens polonais - réfugiées de la guerre - qui oeuvrait de façon très productive après la capitulation de la France dans sa partie inoccupée. L'association des ingénieurs polonais en Grande-Bretagne a été créée avant la fin de l'année 1940 et réunissait les professionnels arrivés la bas à l'automne 1939 et les évacués de la France de 1940.

Au moment où la possibilité du départ vers le Canada s'est finalisée, le 17 février 1941, dans le siège social de l'association des ingénieurs polonais en Grande-Bretagne à Londres il s'est déroulé une réunion, au cours de laquelle les membres partants ont pris la décision de créer une branche de l'association après leur arrivé au Canada.

Le premier groupe d'ingénieurs polonais, environ 20 personnes, sont arrivées à Halifax au mois de mars 1941. Tel que cela fut discuté à Londres, les ingénieurs arrivés au Canada se sont réunis à Ottawa le 15 juin 1941. Cette première réunion des membres est considéré comme la première assemblée générale de l'association. 29 personnes y ont participées. La décision fondamentale prise ce jour-là était la décision de créer une association des ingénieurs au Canada indépendante avec une direction et un comité d'audition et non une branche de l'association des ingénieurs polonais en Grande-Bretagne, tel que cela fut discuté à Londres. L'association des ingénieurs polonais au Canada venait de naître.

Au mois de mai 1942, pendant la deuxième assemblée générale de l'association, il y avait déjà 112 membres, parmi lesquels 40 sont venus de la Grande-Bretagne, 58 de la France, 8 du Japon et 6 du Brésil.

Les ingénieurs et techniciens polonais, malgré des conditions de vie souvent difficiles, exécutaient ses tâches de façon exceptionnelle, grâce à une très bonne préparation professionnelle. Ce premier groupe qui possédait de très bonnes qualifications professionnelles, a contribué énormément au développement de l'industrie canadienne de la guerre et était très apprécié des Canadiens, ce qui a permis de rehausser l'opinion du gouvernement canadien au sujet des réfugiés polonais.

La revue « Proceedings of the Standing Committee on Immigration and Labour » du sénat canadien émis le 25 juin 1946 témoigne des accomplissements des ingénieurs et des chercheurs polonais venus au Canada pour la durée de la guerre. Parmi ces réalisations on peut désigner la mise en marche de 5 nouvelles branches de la production complètement inconnues au Canada auparavant, la mise en route de 6 ateliers de production, la publication de 36 brevets, parmi lesquels 8 ont trouvé une application dans l'industrie.

Pendant les années 1944 et 1945 l'association publiait une revue trimestrielle sous le nom de « The Polish Engineering Review », qui s'est transformé en 1946 en Bulletin de l'association.

Les années 1946 et 1947 sont critiques pour l'association. Malgré les espoirs, la Pologne ne s'est pas trouvée parmi les pays vainqueurs. Abandonnée par les alliés en vertu du traité de Yalta, elle a été incluse dans la zone d'influence soviétique. Les nouvelles qui venaient de la Pologne n'étaient pas rassurantes et la majorité des membres de l'association a décidé de rester au Canada pour de bon. La séparation des familles restées en Pologne et le souci concernant l'avenir de la Pologne constituaient des facteurs très déprimants pour les réfugiés polonais. De plus, au même moment, l'industrie canadienne de la guerre était en train de se transformer en une industrie de la paix, ce qui signifiait la perte d'emploi pour beaucoup d'ingénieurs polonais et souvent le déménagement dans une nouvelle ville à la recherche d'un nouvel emploi.

L'association s'est alors retrouvée devant une nécessité de transformation dans le but de répondre à la nouvelle situation. Elle cesse d'être une association qui réunit les individus qui sont venus au Canada seulement dans l'attente de leur retour en Pologne. De l'initiative de la branche de Toronto, l'association commence une activité ayant pour but le rapatriement des polonais qui après la guerre, se sont retrouvé dans différents coins du monde et les fait venir au Canada. En vertu de ces démarches et grâce au cautionnement de l'association, 270 ingénieurs et techniciens polonais ont obtenu un visa d'immigration au Canada pendant cette période.

Au début des années cinquante, commencent à arriver au Canada les anciens soldats des différentes formations militaires qui se sont trouvés en Grande-Bretagne après la démobilisation. Beaucoup d'entre eux sont détenteurs de diplômes d'études supérieures techniques, obtenus surtout à l'université « Polish University College » à Londres grâce à l'aide du gouvernement britannique. Après leur arrivé au Canada leur situation était supérieure à d'autres vagues d'immigration - ils possédaient les diplômes britanniques et ils maîtrisaient la langue anglaise. Beaucoup d'entre eux se sont joints à l'association. Et l'association, grâce à ce groupe de « britanniques », entre dans une période de prospérité qui a duré une vingtaine d'années subséquentes. On organise beaucoup de séminaires, discours, réunions sociales, etc. Les bals annuels organisés par l'association deviennent très reconnus grâce à la participation de grands personnages de la vie politique et on parle de l'association dans la presse.

Les membres de l'association ont activement participé à la célébration du millénaire de la Pologne chrétienne. De même ils ont fondé un monument de Nicolas Copernic à Montréal et un monument de Sir Casimir Gzowski à Toronto, patron de l'association. Les membres de l'association ont aussi activement participé au travail de la Commission royale d'enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme (Commission B & B), qui a contribué à l'introduction de la politique de multiculturalisme au Canada. La branche d'Ottawa a entrepris une initiative d'aide à l'Université catholique de Lublin (Katolicki Uniwersytet Lubelski - KUL) et la réactivation du Cercle d'Amis de KUL. La branche d'Ottawa a également organisé la célébration nationale canadienne du 500-anniversaire de la naissance de Nicolas Copernic (1973), qui a été couronnée par le don d'un spectroscope à l'observatoire de l'Université de Toruń en Pologne au nom du peuple canadien.

Les années soixante et soixante-dix constituent les années où l'immigration polonaise au Canada est relativement faible. La vague suivante d'immigration, qui était la plus grande depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, commence dans les années quatre-vingt. Les camps des réfugiées en Europe se sont remplis par des milliers des polonais. Beaucoup d'entre eux sont détenteurs de diplômes d'études supérieures techniques et veulent venir au Canada. Ceux qui ont réussi à s'établir au Canada, avaient beaucoup de difficultés à trouver un emploi au début, rarement sont ceux qui trouvèrent un emploi dans leur domaine. Une fois encore, l'association réagit très vite à la nouvelle situation. Elle organise des cours de perfectionnement professionnel pour les nouveaux arrivants grâce à l'aide financière du ministère de l'Immigration et de l'Emploi. Les cours étaient très populaires et beaucoup de participants sont devenus membres de l'association.

Suite aux transformations de 1989 et au rétablissement de la Pologne souveraine et indépendante, l'association s'est retrouvée encore une fois devant la nécessité de se transformer dans le but de répondre à la nouvelle situation. On a créé en 1990 un Comité de la coopération technologique avec la Pologne, qui continue à travailler dans plusieurs domaines jusqu'à aujourd'hui:

  • l'organisation des exposés et la coopération avec les universités polonaises,
  • les consultations,
  • l'aide aux représentants des institutions polonaises qui visitent le Canada,
  • la traduction des publications.

En septembre 1994, le comité, conjointement avec le Service économique et commercial de l'Ambassade de la République de Pologne, a organisé une rencontre de la délégation polonaise commerciale qui a accompagné le président de la République pendant sa visite au Canada avec les entrepreneurs canadiens. Dans les années 1994-95, le comité a étendu son aide aux organisations polonaises en Lituanie: Association des instituteurs des écoles polonaises en Lituanie et l'Université polonaise à Wilno.

Depuis 1946 l'association participe activement au travail du Congrès Canadien Polonais (CCP). Les branches de l'association choisissent leurs propres représentants aux branches du CCP. Beaucoup de représentants de l'association occupaient et continuent à occuper les hautes fonctions de la direction du CCP et les ingénieurs Z. Jaworski, Z. Jarmicki, S. Orłowski i A. Garlicki ont été élus présidents de la Direction Générale du CCP.

Actuellement l'association possède 8 branches: Edmonton, Hamilton, Kitchener, Mississauga, Montréal, Oshawa, Ottawa et Toronto et regroupe environ 500 membres. En octobre 1996, pendant la 42e assemblée générale de l'association, le nom polonais de l'association a été changé de « Stowarzyszenie Techników Polskich w Kanadzie » (STP) à « Stowarzyszenie Inżynierów Polskich w Kanadzie » (SIP, ce qui constitue la traduction littérale du nom anglais et français de l'association).

L'objectif principal de l'association aujourd'hui est de déterminer de nouvelles formes d'activités de l'association, qui répondraient aux espérances changeantes de ses membres et qui représenteraient les diverses générations et les différents liens avec la Pologne.

Grzegorz Sobocki


Traduit par Karyna Zielińska.

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